Des vidéos virales, des accusations officielles
Ce n’est plus seulement une affaire de buzz. Les actrices sociales Maria Ntumba et Déborah Mponda sont officiellement convoquées par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) ce mercredi 2 juillet 2025 à 11h, à Kinshasa.
En cause : plusieurs de leurs vidéos devenues virales sur TikTok, qui leur valent aujourd’hui des accusations de manquements aux lois régissant la communication et la presse en République démocratique du Congo.
Selon un communiqué signé par le président du CSAC, Christian Bosembe, les deux figures influentes sont appelées à s’expliquer sur des contenus jugés non conformes à la Loi organique sur les médias et à l’Ordonnance-loi sur la régulation de l’information.
Entre militantisme, mise en scène… et légalité
Les vidéos concernées n’ont pas encore été précisées par le CSAC, mais plusieurs extraits tournant actuellement sur les réseaux sociaux montrent les deux actrices sociales commentant l’actualité politique, dénonçant des faits de société, ou usant d’un ton satirique, parfois cru, souvent virulent.
Des critiques jugées trop audacieuses ? De simples expressions de liberté ? Ou une transgression réelle des normes encadrant la communication publique ? C’est tout le débat qui s’ouvre autour de cette convocation.
Derrière le ton souvent humoristique, les deux femmes sont devenues des figures populaires de la parole citoyenne libre, très suivies par une jeunesse urbaine en quête d’expression et d’authenticité.
Le CSAC sort les cartons… mais à quel jeu joue-t-il ?
Le CSAC, souvent critiqué pour son excès de zèle sélectif, affirme dans son communiqué que le refus de se présenter à l’audition pourrait entraîner des sanctions plus lourdes. Le ton est ferme. Mais l’interprétation reste ouverte : s’agit-il de rétablir la rigueur des lois, ou de faire taire des voix trop bruyantes dans un climat politique tendu ?
Plusieurs internautes et défenseurs de la liberté d’expression voient déjà dans cette convocation une tentative de museler une parole féminine et populaire, sous couvert de légalité.
Affaire à suivre de très près
Quoi qu’il en soit, l’audience du 2 juillet promet d’être scrutée à la loupe. Et sur TikTok comme ailleurs, Maria Ntumba et Déborah Mponda ont déjà gagné une chose : attirer l’attention du pays… et des autorités.