RDC–Rwanda : un accord surprise signé à Washington pour normaliser les relations

Une signature inattendue sous l’œil des États-Unis

C’est à Washington, en toute discrétion mais sous le regard attentif des États-Unis, que la République Démocratique du Congo et le Rwanda ont signé ce vendredi un document aussi symbolique que controversé : une déclaration de principes visant à normaliser leurs relations après des années de tensions et de conflits.

L’accord engage les deux pays à reconnaître mutuellement leur souveraineté, à respecter leur intégrité territoriale et à prendre en compte leurs préoccupations sécuritaires respectives. Un engagement diplomatique de taille… qui étonne autant qu’il inquiète.

Une paix de façade ou un tournant historique ?

Au cœur de cette déclaration figurent également des points sensibles : le soutien à la MONUSCO, la facilitation du retour des personnes déplacées, et surtout, la volonté d’élaborer un accord de paix global.

L’initiative semble porter la marque des États-Unis, désireux d’éviter une escalade régionale et de protéger leurs intérêts stratégiques dans la région des Grands Lacs. Mais sur le terrain, les critiques fusent : comment signer un accord avec un pays accusé de soutenir le M23, responsable de nombreuses exactions en RDC ?

La réaction attendue de l’opinion congolaise

Cet acte diplomatique survient dans un contexte d’extrême tension, alors que les populations de l’Est continuent de vivre sous la menace permanente des groupes armés. Pour de nombreux Congolais, il s’agit là d’un pacte risqué, voire d’un abandon politique face à l’agresseur.

Le gouvernement congolais, souvent accusé de double discours sur la question sécuritaire, risque une nouvelle vague de contestation populaire s’il ne clarifie pas rapidement les modalités concrètes de cet accord et son impact sur le terrain.

Un accord sous surveillance

Si la déclaration signée à Washington veut marquer un tournant vers la paix, elle risque tout autant de devenir le début d’une crise politique interne. Les regards sont désormais tournés vers Kinshasa… et Goma.