Une signature attendue, un espoir fragile
Ce vendredi 27 juin 2025, un accord de paix officiel sera signé à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, sous la médiation des États-Unis. Une initiative diplomatique d’envergure, censée marquer un tournant décisif dans la crise sécuritaire qui secoue la région des Grands Lacs.
Les grands axes de l’accord
Selon les premières informations, l’accord repose sur cinq piliers majeurs :
Fin immédiate des hostilités entre les deux pays,
Désarmement des groupes armés actifs dans l’Est de la RDC,
Retrait des troupes étrangères, souvent accusées d’ingérence,
Retour des déplacés internes, pris en étau entre les conflits,
Mise en place d’un mécanisme sécuritaire conjoint, pour garantir le suivi.
Autant de points qui, s’ils sont appliqués, pourraient changer radicalement la donne régionale.
Un accord historique… à condition d’être respecté
S’il est qualifié d’historique, ce n’est pas le premier accord entre Kinshasa et Kigali. La différence cette fois ? La pression américaine, et une promesse de mécanisme de vérification international.
Mais entre engagements diplomatiques et réalités du terrain, la méfiance reste palpable. Plusieurs analystes appellent à une vigilance extrême sur l’exécution, pour éviter que ce texte ne rejoigne la longue liste des accords oubliés.