RDC : Héritier Wata convoqué par le CSAC pour « indécence » dans son dernier clip

Quand la rumba flirte avec la censure

L’artiste musicien Héritier Watanabe, figure emblématique de la rumba congolaise, est officiellement convoqué ce 3 juillet 2025 à 12h par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC). En cause : sa dernière production musicale, jugée immorale par l’institution de régulation.

Le Conseil évoque des accusations d’atteinte aux bonnes mœurs, d’apologie de l’indécence et de diffusion de contenus inappropriés dans l’espace audiovisuel congolais.

Une danse, une convocation

Dans sa convocation, le CSAC précise que l’artiste ne viendra pas seul : il est sommé de se présenter avec la danseuse principale identifiée dans la vidéo controversée. Ce clip, viral sur TikTok et YouTube, a suscité une avalanche de commentaires, entre admirateurs de la chorégraphie audacieuse et critiques d’une « dérive artistique assumée ».

« Nous ne sommes pas contre la liberté de création. Mais il y a des limites à ne pas franchir dans un pays où l’audiovisuel touche des publics très jeunes », commente un membre du CSAC.

Les réseaux s’enflamment

Comme toujours, la toile congolaise a rapidement réagi. Entre hashtags de soutien au chanteur et vidéos détournées pour moquer la situation, la convocation s’est transformée en sujet tendance national.

Certains internautes dénoncent une hypocrisie institutionnelle, pointant du doigt des programmes bien plus discutables qui échappent à toute sanction, pendant que les artistes deviennent des boucs émissaires médiatiques.

« On convoque Wata, mais pas les chaînes de télé qui passent des feuilletons plus osés à midi », ironise un tweet largement partagé.

Vers une confrontation symbolique ?

Ce genre de convocation est devenu récurrent dans l’univers musical congolais, où les clips très suggestifs s’opposent souvent à la morale publique affichée par les autorités. Si Héritier Wata comparaît bien, l’audience risque d’être suivie comme un épisode de téléréalité, avec la danseuse au cœur de toutes les attentions.