“On nous réduit à la danse et à la musique” : le cri du cœur du Cardinal Fridolin Ambongo pour l’image du peuple congolais

Une critique ferme contre les clichés culturels

Lors d’une récente prise de parole relayée dans les médias congolais, le Cardinal Fridolin Ambongo a tenu à exprimer un malaise profond sur l’image que renvoie le peuple congolais à l’intérieur comme à l’international. « Il n’est pas normal que le peuple congolais soit seulement identifié à la danse, à la musique et à rien de sérieux », a-t-il déclaré avec fermeté. Une sortie médiatique qui suscite un vaste débat sur la perception culturelle de la RDC.

Une image festive, mais pas suffisante

La RDC est universellement reconnue pour sa richesse musicale : rumba, ndombolo, soukous… autant de rythmes qui font danser l’Afrique et le monde. Mais cette dimension festive ne devrait pas occulter le potentiel intellectuel, entrepreneurial et politique du peuple congolais, selon le cardinal. Il appelle à valoriser les compétences, l’engagement citoyen, les innovations locales et le leadership congolais à travers les médias et les plateformes d’expression.

Une prise de parole saluée mais aussi critiquée

Sur les réseaux sociaux, les réactions n’ont pas tardé. Certains saluent le courage du cardinal, estimant que ses mots viennent réveiller les consciences sur une réalité souvent banalisée. D’autres, en revanche, estiment que la musique et la danse font partie intégrante de l’identité nationale et qu’il ne faut pas les minimiser, mais plutôt les équilibrer avec d’autres dimensions de la vie publique. Quoi qu’il en soit, le débat est lancé.