Une ville paralysée par les inondations
Depuis plusieurs jours, Kinshasa vit au rythme des inondations. Des quartiers entiers noyés, des routes coupées, des familles sinistrées, et déjà des pertes humaines signalées. Face à cette situation dramatique, le gouverneur de la capitale, Daniel Bumba Lubaki, a pris la parole. Mais son discours en a surpris plus d’un…
« On vous avait prévenus » : le coup de gueule du gouverneur
« Nous avons perdu beaucoup de vies humaines parce que la population ne veut pas suivre la règle. Quand nous prêchons la norme, si nous suivons la norme, nous ne nous retrouverons pas dans des catastrophes et calamités », a-t-il martelé, accusant les constructions anarchiques dans les zones interdites.
Une déclaration qui a fait grincer des dents sur les réseaux sociaux. Car si certains reconnaissent la part de responsabilité des habitants, d’autres pointent du doigt l’inaction des autorités, incapables de prévenir ni de réagir efficacement à chaque saison de pluie.
Responsabilité partagée ou fuite en avant ?
Le débat est relancé : les habitants doivent-ils seuls assumer les conséquences d’une urbanisation chaotique ? Ou l’État a-t-il failli dans sa mission de planification, de contrôle et d’éducation urbaine ?
Une chose est sûre : Kinshasa étouffe sous les eaux… et sous les non-dits. Pendant ce temps, les sinistrés attendent des actions concrètes, au-delà des discours.