La menace revient dans la province de l’Équateur
Les autorités sanitaires de la province de l’Équateur ont lancé l’alerte ce week-end après la confirmation d’un décès et la détection de 14 cas suspects de choléra à Mbandaka, chef-lieu de la province. Une situation qui ravive les inquiétudes dans cette zone régulièrement confrontée à des épidémies à répétition.
Selon les premières informations, le cas de décès a été enregistré dans un quartier périphérique de la ville. Les cas suspects sont actuellement pris en charge dans un centre d’isolement, pendant que des équipes de riposte sont à pied d’œuvre pour circonscrire la propagation.
Une réponse d’urgence déjà enclenchée
Le ministère provincial de la Santé, en collaboration avec ses partenaires, a immédiatement activé le plan de riposte rapide :
Chlorination de l’eau
Distribution de kits d’hygiène
Sensibilisation communautaire
Surveillance active dans les zones à risque
Un laboratoire mobile a également été déployé pour confirmer ou infirmer rapidement les cas suspects et orienter les traitements.
“Nous avons appris les leçons des épidémies précédentes, mais la vigilance de la population est essentielle”, a déclaré un responsable sanitaire local.
Conditions sanitaires précaires : le vrai terreau
Comme souvent, la résurgence du choléra est favorisée par l’insalubrité ambiante, le manque d’eau potable, et la faiblesse des infrastructures sanitaires.
À Mbandaka, les quartiers les plus touchés sont ceux où l’accès à l’eau propre est quasi inexistant, et où les déchets stagnent en pleine rue. Des facteurs qui font du choléra une menace constante, malgré les efforts ponctuels du gouvernement.
Une province sous pression
La province de l’Équateur n’en est pas à sa première crise sanitaire. Ces dernières années, elle a dû affronter à la fois le choléra, la rougeole, et même des foyers d’Ebola. À chaque fois, le manque de prévention durable et le sous-financement des structures de santé laissent la population à la merci de nouvelles flambées.