Alcatraz Alligator : Trump inaugure un centre de détention entouré de crocodiles

Entre symbole de fermeté et scénario de film

Donald Trump a encore frappé fort. Le président américain a inauguré ce week-end en Floride un tout nouveau centre de détention pour migrants clandestins, baptisé de manière glaçante : « Alcatraz Alligator ». Un nom qui n’est pas seulement symbolique : le site est littéralement encerclé de crocodiles vivants, censés dissuader toute tentative de fuite.

Ce projet radical s’inscrit dans la politique migratoire ultra-sécuritaire portée par Trump, notamment dans le cadre de sa campagne pour la présidentielle américaine de 2026.

Un mur d’écailles

Selon les premières images et témoignages, le centre est isolé dans une zone marécageuse de la Floride, aménagée pour que des alligators entourent les grillages de sécurité, à la manière d’un fossé médiéval version reptilienne.

« C’est simple : personne ne saute les clôtures. Et si quelqu’un essaie, les alligators s’occupent du reste », aurait déclaré un responsable local dans un ton mi-figue mi-raisin, cité par une chaîne conservatrice.

Les ONG de défense des droits humains, elles, parlent de méthode inhumaine et de stratégie d’intimidation digne d’un film d’horreur.

Une réponse politique à la crise migratoire

Le président Trump, dans son discours inaugural, a défendu ce centre comme « un modèle d’efficacité et de dissuasion dans la lutte contre l’immigration illégale ». Il affirme que la Floride est submergée par les flux migratoires et que des méthodes plus « créatives » sont désormais nécessaires.

« Si vous entrez illégalement, vous ne méritez pas un hôtel 5 étoiles… Vous irez à Alcatraz Alligator. », a-t-il lancé, sourire en coin.

Réactions mondiales et comparaisons douteuses

L’inauguration a provoqué une onde de choc dans le monde diplomatique. Des dirigeants africains et latino-américains dénoncent « une déshumanisation assumée des migrants », pendant que d’autres s’inquiètent de voir la symbolique de la peur remplacer celle du droit.

Pour certains analystes, ce centre est surtout un coup de communication électoral, visant à séduire l’électorat le plus dur de Trump.