1er juillet : top départ pour des centaines de milliers d’élèves
Ce mardi 1er juillet 2025 marque le lancement officiel de l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Une étape déterminante dans le parcours scolaire des élèves du primaire, qui conclut six années d’études avant le passage vers le cycle secondaire.
À Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, la cérémonie de lancement s’est tenue à l’école primaire Kindu Ville, en présence des autorités provinciales de l’éducation et d’une délégation des services déconcentrés du ministère.
Un enjeu national
L’ENAFEP concerne cette année plus de deux millions d’élèves à travers le pays, selon les chiffres officiels du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST). L’examen se déroule en deux jours, avec des épreuves principales axées sur les mathématiques, le français, les sciences, et la culture générale.
Le gouvernement insiste sur l’importance de cet examen comme instrument d’évaluation du niveau national d’instruction, mais aussi comme critère de passage vers l’enseignement secondaire.
“Nous voulons garantir une éducation de base de qualité, et cela passe par une évaluation rigoureuse mais équitable de nos enfants”, a déclaré un inspecteur provincial à Kindu.
Sécurité et organisation au cœur du dispositif
Pour assurer la bonne tenue de l’examen, des mesures de sécurité et de logistique ont été déployées dans les écoles, en particulier dans les zones à risque ou difficiles d’accès. Le ministère affirme avoir travaillé en collaboration avec les autorités locales, la police et les partenaires éducatifs pour éviter tout incident.
Des efforts ont également été faits pour imprimer et acheminer les épreuves dans les délais, même dans les territoires enclavés, grâce à l’appui de certaines ONG et missions internationales.
Un climat d’espoir et de pression
Pour de nombreux élèves et parents, cet examen est vécu avec un mélange de stress, de fierté et d’attentes élevées. Dans certains centres comme à Kindu, des prières collectives et chants d’encouragement ont ouvert la journée, symbole de l’importance accordée à cette étape.