Un accord de paix… sous influence stratégique
Ce vendredi 28 juin 2025, à Washington, la République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé un accord de paix présenté comme historique, sous l’impulsion directe des États-Unis. L’objectif officiel : mettre fin aux hostilités dans l’Est de la RDC, enclencher un désarmement progressif, et instaurer un mécanisme de sécurité régionale durable.
Mais derrière les formules diplomatiques, un détail soulève déjà de vives réactions : les ressources minières congolaises seraient au cœur du deal.
Les USA décrochent une « grande part des droits miniers »
C’est Donald Trump en personne – visiblement très satisfait de cette manœuvre géopolitique – qui a jeté le pavé dans la mare :
« Les États-Unis obtiennent une grande part des droits miniers du Congo »,
a-t-il affirmé, sans ambages, en marge de la signature.
Il fait notamment référence aux minéraux stratégiques de la RDC : cobalt, coltan, cuivre, indispensables à la transition énergétique mondiale et aux industries technologiques. Autrement dit, pendant que Kinshasa signe pour la paix, Washington signe pour les ressources.
Trump, jamais avare de superlatifs, a qualifié l’accord de
« plus grand succès de sa diplomatie africaine »,
et annonce même une réception officielle à la Maison Blanche dans les jours à venir.
Intégration économique ou mainmise étrangère ?
L’accord prévoit officiellement une intégration économique régionale renforcée, mais aucune communication publique n’a encore été faite sur les modalités précises de l’encadrement minier évoqué. Cette opacité fait grincer des dents à Kinshasa, où certains dénoncent déjà un « deal de dupes », dans lequel la souveraineté économique de la RDC aurait été troquée contre des promesses de paix.
Pour l’instant, ni Thérèse Wagner (ministre congolaise des Affaires étrangères) ni le ministère des Mines n’ont réagi officiellement à la déclaration de Trump.
Un accord en trompe-l’œil ?
La paix est attendue, oui. Mais à quel prix ? Le peuple congolais, longtemps privé des bénéfices de ses propres richesses, redoute de voir l’histoire se répéter :
Les armes se taisent,
Les contrats se signent…
Et les minerais changent de mains, sans transformation locale ni bénéfice direct pour la population.