Un bond inattendu pour l’armée congolaise
C’est une surprise de taille : les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) viennent d’être classées 8ᵉ puissance militaire d’Afrique et 66ᵉ au niveau mondial, selon le tout dernier rapport de Global Firepower 2025.
Ce classement se base sur une série d’indicateurs : effectifs, matériel, budget, logistique, capacités stratégiques, et influence géopolitique. Une performance remarquable pour un pays souvent critiqué pour la fragilité de son appareil sécuritaire.
Un classement flatteur, mais qui interroge
Ce classement soulève cependant plusieurs questions. Si les FARDC figurent devant des armées réputées mieux équipées, beaucoup d’observateurs s’interrogent : est-ce une progression réelle ou un excès d’optimisme méthodologique ?
Sur le terrain, les défis sécuritaires restent nombreux : groupes armés incontrôlés, manque de logistique, et conditions précaires pour les soldats. La réalité vécue dans l’Est du pays semble en décalage avec cette reconnaissance internationale.
Fierté nationale ou illusion statistique ?
Du côté officiel, le classement est accueilli comme une fierté nationale. Il témoignerait des efforts de restructuration engagés ces dernières années, notamment dans la formation, le recrutement, et l’amélioration du commandement.
Mais pour de nombreux Congolais, cette reconnaissance ne pourra être pleinement célébrée que lorsque les FARDC assureront une sécurité durable sur l’ensemble du territoire, sans appui extérieur ni scandales internes.