À 80 ans, Museveni veut encore rester : candidat pour un 7ᵉ mandat en 2026

Quarante ans au pouvoir… et il remet ça

Yoweri Museveni, président de l’Ouganda depuis 1986, ne semble pas prêt à passer la main. Son parti, le Mouvement de Résistance Nationale (NRM), a annoncé ce mardi qu’il sera candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielle prévue en janvier 2026.

À 80 ans, celui que certains surnomment déjà le « patriarche indéboulonnable » de la région vise un 7ᵉ mandat consécutif. Une longévité politique exceptionnelle qui fait de lui l’un des plus anciens chefs d’État en exercice au monde.

Une candidature sans surprise… mais pas sans débat

Si cette candidature n’est pas réellement une surprise pour les observateurs politiques, elle relance le débat sur la longévité au pouvoir en Afrique de l’Est. Museveni a déjà modifié la Constitution à deux reprises : une première fois pour supprimer la limite des mandats, puis une autre pour abolir la limite d’âge, lui permettant de rester éligible après 75 ans.

Pour ses partisans, il incarne la stabilité. Pour ses détracteurs, il symbolise l’immobilisme et la confiscation du pouvoir.

L’opposition existe-t-elle encore ?

Face à un régime souvent accusé de réprimer les opposants, l’espace politique semble de plus en plus verrouillé. Des figures comme Bobi Wine, autrefois porte-voix d’une jeunesse en colère, peinent à mobiliser face à la machine d’État bien huilée du NRM.

Mais à deux ans du scrutin, une question persiste : Museveni pourra-t-il encore convaincre ? Ou assiste-t-on simplement à la continuité d’un pouvoir devenu éternel… par lui-même ?