La France envoie 100 000 vaccins contre la Mpox à la RDC : mission sauvetage ou simple soutien ?

Une cargaison attendue dans un contexte tendu

La République démocratique du Congo a reçu ce week-end 100 000 doses de vaccin contre la Mpox (anciennement variole du singe), fournies par la France. Ce geste s’inscrit dans le cadre de la coopération sanitaire entre les deux pays, alors que plusieurs provinces congolaises connaissent une recrudescence des cas.

La situation sanitaire reste préoccupante : la Mpox touche désormais des zones urbaines et rurales, et les capacités locales de réponse sont mises à rude épreuve.

Un appui stratégique pour éviter une flambée

L’arrivée de ces vaccins devrait permettre de lancer une campagne de vaccination ciblée, notamment pour les personnels soignants, les cas contacts et les zones à haut risque. Le ministère congolais de la Santé publique, Hygiène et Prévention coordonne les opérations, avec l’appui technique de partenaires internationaux.

Mais pour certains observateurs, ces 100 000 doses ne suffiront pas à contenir durablement la propagation du virus dans un pays aussi vaste que la RDC.

Et après ?

Cette livraison ouvre la voie à un renforcement de la collaboration entre la RDC et la France dans le domaine de la santé publique. Mais elle pose aussi une question : la RDC pourra-t-elle, à terme, produire ou acquérir ses propres vaccins ?

Pour l’instant, place à l’urgence. Les autorités sanitaires misent sur la rapidité des campagnes de vaccination et la sensibilisation des populations à risque pour éviter un scénario hors de contrôle.