Kinshasa : Une cité chinoise futuriste surgit face au stade Tata Raphaël – 200 millions $ déjà mobilisés

Un mégaprojet au cœur de la capitale

Sur le boulevard Sendwe, en plein Kinshasa, un chantier d’envergure attire l’attention : une “Cité de Chine” est en train de sortir de terre, juste en face du stade Tata Raphaël. Porté par le groupe African Sunrise, ce projet pharaonique promet de transformer le paysage urbain et économique de la capitale congolaise.

Avec 200 millions de dollars déjà investis, et un potentiel global de 500 millions $, cette initiative ambitieuse se déploie sur une superficie de 150 000 m², visant à doter Kinshasa d’un nouveau centre névralgique aux allures internationales.

Logements, hôtels, commerces : un mini-Etat dans la ville ?

Le plan est clair : créer une ville dans la ville. La Cité de Chine comprendra des centres commerciaux, des hôtels, des immeubles résidentiels, des entrepôts logistiques et bien plus encore. Une infrastructure pensée pour répondre aux défis économiques, touristiques et sociaux.

La première phase des travaux est prévue pour décembre 2025, avec l’objectif affiché de créer 30 000 emplois directs et indirects d’ici 2027. Un chiffre qui suscite autant d’espoir que de scepticisme dans une ville où les projets annoncés finissent souvent par s’enliser.

Un projet qui fascine… et interroge

Si le projet séduit sur le papier, plusieurs questions émergent : Quelle place pour les Congolais dans ce projet ? Qui contrôle les investissements ? Quelles garanties sur l’accès aux logements et emplois ?

Le lien avec la Chine, bien que non directement officiel, soulève aussi des interrogations sur la souveraineté économique et l’influence étrangère croissante dans les grands chantiers congolais.

Le compte à rebours est lancé

En attendant, les bulldozers s’activent. La Cité de Chine ne relève plus du fantasme : elle s’élève, béton après béton, promesse d’un nouveau Kinshasa… ou signal d’un changement de paradigme où l’avenir urbain se joue à l’international.