Une opération sécuritaire à forte portée symbolique
Le jeudi 17 avril 2025 s’annonce tendu du côté de Kingakati, village situé en périphérie de Kinshasa, où une perquisition est prévue au Parc de la Vallée de la N’Sele, un domaine privé associé à l’ancien président Joseph Kabila. L’information a été relayée par Adam Shemisi, conseiller en communication de Marie Olive Lembe Kabila, épouse de l’ex-chef de l’État. « Les services de sécurité ont informé le gérant du Parc qu’une perquisition allait débuter dans les prochaines heures », a-t-il déclaré, sans en préciser les raisons exactes. L’annonce suscite de nombreuses interrogations, tant sur le plan politique que sécuritaire.
Un lieu emblématique sous les projecteurs
Le Parc de la Vallée, aussi appelé Parc de Kingakati, est bien plus qu’un simple domaine : il est considéré comme le centre névralgique de l’ancien régime. Pendant des années, ce lieu a servi de cadre pour des rencontres politiques stratégiques, des retraites de réflexion, voire des décisions d’envergure nationale. Sa mise en cause dans une quelconque affaire, même indirecte, constitue donc un signal fort envoyé par les autorités actuelles, qui semblent vouloir affirmer une forme de rigueur ou marquer une rupture avec certains symboles du passé.
Tensions politiques en perspective ?
Cette opération pourrait raviver des tensions politiques entre partisans de Joseph Kabila et les institutions en place. Si les motifs de cette perquisition restent flous, le timing et le lieu ne laissent personne indifférent. Des voix s’élèvent déjà pour dénoncer une possible instrumentalisation des services de sécurité à des fins politiques. Pour l’heure, aucun commentaire officiel n’a été émis par les autorités concernées. Il reste à voir si cette perquisition aboutira à des révélations concrètes ou s’il s’agit simplement d’une manœuvre de pression dans un contexte politique toujours sous tension.