Joseph Kabila de retour à Goma ? Kabuya explose : « Même une élection municipale, il ne peut pas la gagner »

Le retour de l’ancien président fait polémique

Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo et sénateur à vie, a récemment effectué un retour remarqué à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Ce retour, loin de Kinshasa qu’il juge instable, suscite de vives réactions sur la scène politique congolaise.

Parmi les plus virulents, Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, qui n’a pas mâché ses mots.

“Jamais il ne peut gagner même les élections municipales”

Une attaque frontale signée Kabuya

Lors d’une déclaration à chaud, Augustin Kabuya a critiqué vivement les intentions de Joseph Kabila :

« Kabila, tout en étant conscient que par la voie électorale, jamais il ne peut gagner même les élections municipales vu tout le mal qu’il a fait contre les Congolais… »

Selon lui, l’ancien président cherche à revenir sur la scène politique par d’autres moyens que les urnes.

Accusation grave : “Il veut revenir en tuant les Congolais”

Kabuya est allé plus loin, insinuant que Kabila profiterait du climat d’insécurité à l’Est pour tenter un retour en force :

« Il était conscient que l’unique façon de revenir sur la scène politique était de tuer les Congolais. »

Un silence jugé complice sur les villes occupées

Le SG de l’UDPS reproche aussi à Kabila d’être resté muet face aux multiples occupations de villes congolaises par les groupes armés, notamment le M23.

« Quand la ville de Goma tombe sous l’occupation étrangère, Kabila n’a jamais dit un mot. Bukavu, la même chose. »

Selon Kabuya, ce n’est que lorsque les sanctions contre les proches de Kagame sont tombées que Kabila a décidé de s’exprimer publiquement.

Une scène politique de plus en plus tendue

Le retour de Kabila, après plusieurs mois d’absence, ajoute une couche de tension dans un climat politique déjà chargé. Son installation à Goma relance les spéculations sur ses ambitions futures, tandis que ses adversaires affûtent déjà leurs critiques.