Un week-end d’horreur sous les eaux
Les 5 et 6 avril 2025, Kinshasa a une fois de plus été le théâtre d’un drame évitable. Des pluies diluviennes ont frappé la capitale, laissant derrière elles un bilan provisoire macabre : 33 morts, 46 blessés et plus de 200 ménages inondés, selon le ministère de l’Intérieur.
Les quartiers les plus touchés ? Mont Ngafula, Ngaliema, Barumbu, Limete, Matete et Masina. Des maisons détruites, des routes coupées, des familles entières à la rue. Pendant que certains cherchaient désespérément à sauver leurs enfants de la montée des eaux, d’autres creusaient déjà pour enterrer leurs morts.
Des chiffres… et après ?
On commence à connaître le refrain : pluie – chaos – bilan – promesse – oubli. Mais cette fois encore, les chiffres tombent comme un communiqué de routine, alors que la douleur est bien réelle. Les sinistrés dorment à la belle étoile, les blessés s’entassent dans les centres de santé, et la machine étatique semble tourner au ralenti.
Où sont les leçons ?
Combien de catastrophes faudra-t-il encore avant que la prévention devienne une priorité ? La construction anarchique, l’absence de canalisations efficaces, le manque de sensibilisation… tout cela participe à transformer chaque pluie en drame national.
Kinshasa ne se noie pas seulement sous l’eau. Elle se noie dans l’indifférence.