L’eau recule, la vie reprend
Après plusieurs jours de cauchemar, c’est une lueur d’espoir ce lundi matin à Kinshasa : le pont Ndjili est de nouveau praticable. Le niveau de l’eau a enfin baissé, permettant aux piétons et aux véhicules de recommencer à circuler, comme si rien ne s’était passé. Enfin presque.
Des habitants riverains, encore sous le choc, racontent avoir vu le niveau de la rivière baisser rapidement dans la nuit, laissant derrière elle des tonnes de boue, de déchets, et de promesses non tenues.
La Regideso au front… ou en mode panique ?
Sur le terrain, les agents de la Regideso sont à pied d’œuvre pour déboucher les installations noyées sous les immondices. L’objectif : relancer les machines de traitement d’eau, paralysées depuis le début des inondations. Autrement dit : l’eau potable reste un luxe pour une bonne partie de la population.
Mais là encore, la question se pose : fallait-il vraiment attendre que le pire arrive pour agir ? Des solutions préventives, des canaux d’évacuation fonctionnels, un nettoyage régulier… autant de mesures absentes du terrain.
Jusqu’à quand ?
Oui, la circulation reprend. Mais à quel prix ? Et pour combien de temps ? Tant que l’État ne prendra pas au sérieux la gestion des risques urbains, Kinshasa continuera de danser sous la pluie… jusqu’à ce que l’eau nous emporte encore.