Sud-Kivu en feu : les Wazalendo et le M23 s’affrontent, les civils fuient pour survivre

Une guerre locale qui vire au cauchemar humanitaire

Ce dimanche 6 avril, le chaos s’est invité dans les villages de Katoki et Kafufula, en territoire de Kalehe (Sud-Kivu). Sur le terrain : des affrontements sanglants entre les Wazalendo — ces groupes dits d’autodéfense — et les rebelles du M23.

Les combats ont éclaté dans la matinée, semant la panique totale parmi les civils, qui ont fui précipitamment vers la brousse, abandonnant maisons, champs et proches. La zone concernée se situe dans le groupement de Ziralo, chefferie de Bukavu, déjà marquée par une instabilité chronique.

Une région abandonnée à son sort ?

Face à cette flambée de violence, aucune réaction officielle immédiate du gouvernement central ou de l’armée régulière. Les habitants, livrés à eux-mêmes, dénoncent l’inaction de Kinshasa et la faiblesse de la MONUSCO, dont l’efficacité reste largement remise en question.

Pendant ce temps, les combats se poursuivent et la population paie le prix fort : terreur, déplacements massifs, pillages.

Le silence assourdissant de la capitale

Alors que le pays s’enfonce dans une spirale de tensions à l’Est, une question brûle toutes les lèvres : jusqu’à quand l’État congolais laissera-t-il ces territoires sombrer dans l’oubli et la violence ?