Une année sous tension pour Judith Suminwa
Un an après sa nomination à la tête du gouvernement, la Première ministre Judith Suminwa est sous le feu des critiques. Prince Epenge, figure politique et analyste, n’a pas mâché ses mots : « Nous vivons tous aujourd’hui de Winner et de Paris foot. Le bilan de madame Judith Suminwa une année après sa nomination est désastreux. Rien de tout ce qu’elle avait promis lors de son discours programme n’a été fait. Aucun emploi créé, le pouvoir d’achat est quasi inexistant. »
Ces déclarations, largement relayées sur les réseaux sociaux, soulèvent des questions sur l’impact réel des politiques mises en place depuis son arrivée au pouvoir. Qu’en est-il réellement des promesses annoncées et des réformes entreprises ?
Des promesses non tenues ?
1. L’emploi, une promesse oubliée ?
Lors de son entrée en fonction, Judith Suminwa avait mis l’accent sur la création d’emplois, notamment pour la jeunesse. Pourtant, un an après, les chiffres montrent une stagnation inquiétante. Selon les données de l’Institut National de Statistiques, le taux de chômage en RDC reste élevé, avoisinant les 40% chez les jeunes diplômés.
2. Un pouvoir d’achat en berne
Le quotidien des Congolais semble de plus en plus difficile. L’inflation galopante, couplée à la dévaluation du franc congolais, a entraîné une flambée des prix. Les produits de première nécessité deviennent inaccessibles pour une grande partie de la population. En 2024, le prix du sac de farine de maïs a augmenté de plus de 30%, rendant la situation encore plus précaire.
Les critiques se multiplient
Les propos de Prince Epenge ne sont pas isolés. De nombreux observateurs pointent du doigt une absence de résultats concrets et une mauvaise gestion des ressources. L’opposition et certains membres de la société civile réclament un changement de cap rapide, voire un remaniement du gouvernement pour insuffler une nouvelle dynamique.
Quel avenir pour le gouvernement Suminwa ?
Si le bilan de Judith Suminwa reste critiqué, le gouvernement a encore du temps pour redresser la barre. La pression est forte, mais des mesures urgentes pourraient permettre d’améliorer la situation économique et sociale du pays.
Reste à savoir si la Première ministre saura répondre aux attentes et redonner confiance à une population en quête de changements concrets.